Les actualitÉs : Assurance vie

01.12.2011

Assurance vie : un trou d’air passager ?

L’assurance vie, pourtant traditionnellement l’un des placements préférés de nos concitoyens, semble quelque peu en perte de vitesse, comme l’attestent les chiffres de septembre et octobre derniers qui montrent en effet que, sur cette période-là, les retraits effectués sur ces contrats ont été supérieurs aux versements.

Comme l’indique la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), octobre s’est donc conclu sur un solde négatif de 1,4 milliards d’euros alors que le solde entre collecte et décollecte fut lui de -1,8 milliards le mois précédent.

Quel signe faut-il y voir ?

Une explication en tous les cas est sans doute à chercher du côté du vieillissement de la population et des départs en retraite des baby-boomers. Sans oublier bien sûr l’anxiété grandissante des petits épargnants en ces temps de crise car l’absence de solidité des marchés menace clairement la dette publique d’un certain nombre de nations européennes. Certes, ils ne redoutent peut être pas une faillite généralisée, mais les usagers craignent assurément une diminution des rendements de l’assurance vie.

Toutefois, ce contrat demeure l’un des produits d’épargne les plus intéressants dans notre pays et le placement favori de nos compatriotes comme en attestent les 1375 milliards d’euros déposés pour 40 millions de souscripteurs. Avec l’assurance vie, on peut en effet économiser et se constituer un pécule qu’on touchera à la clôture du contrat. Et s’il y a décès prématuré, le capital basculera instantanément en faveur du bénéficiaire choisi à la souscription.

Par ailleurs, l’assurance vie est simple à gérer car on peut y prélever ce qu’on veut quand on veut mais aussi économiser sans limite de plafond. Sans compter les nombreux avantages fiscaux et de droits de succession et de transmission.

Le principal intérêt du contrat, pour ce qui est de la succession, est donc fiscal car le versement des sommes à la mort du titulaire du contrat est épargné par les droits de succession pour un montant inférieur ou égal à 152 000 euros. L’assurance vie a certes perdu quelques avantages dans le temps, mais elle demeure tout de même une enveloppe fiscale de tout premier plan. Notamment car les produits et les intérêts capitalisés au contrat ne sont pas imposables pendant toute la durée du contrat. Sans compter qu’après huit ans, les rachats et retraits accomplis sur le contrat ne sont également pas assujettis à l’imposition. Pour ce qui est des plus-values, elles sont taxées à 7,5% quand on sort du contrat (contre les 27% du droit commun).

Il existe aujourd’hui deux types d’assurances-vie : monosupport et multisupport.

Pour les premières, la somme est uniquement placée en fonds en euros, ce qui garantit le capital. Avec un taux de rendement qui s’ajoute chaque année à l’épargne sécurisée. En clair, c’est un contrat d’assurance vie aussi simple qu’accessible pour le plus grand nombre.

Les secondes, elles présentent un certain nombre de fonds (dont un garanti en euros) sur lesquels où placer son épargne. Certaines multisupports vont même jusqu’à offrir des centaines de supports différents. En ce cas, c’est le titulaire du contrat qui va opter pour les placements de son choix, selon les supports et la rémunération qu’il désire. Ici, tout dépend de la capacité de chacun à risquer ou non. Cette génération de contrats est la dernière née et sans doute la plus complexe des assurances vie.